Blog AVLNC

Association de Vol Libre de Nouvelle Calédonie

Month: décembre 2018

XCTrack

Copains Parapentistes, débutants, confirmés … en cette fin d’année, j’aimerai vous parler d’une petite application Androïd absolument géniale et qui demande à être présentée sur notre site préféré.
XCTrack, que beaucoup connaissent dans notre milieu … et d’autres pas !
Parlant de cet outil sur différents déco, une bonne majorité de jeunes pilotes ne le connait pas vraiment.
Je l’ai vraiment découvert moi-même il y a peu de temps, et depuis, le met en œuvre sur chaque vol pour essayer d’y trouver une faille…
Et bien Non ! Hormis le vol magnifique du jeune Titouan G. ou le téléphone tombe en panne par manque d’autonomie (après 2h30 de vol) … mais ca, c’est une autre histoire et je dirai que rien ne remplace un VarioGPS digne de ce nom pour les grands vols.
Donc « XCTrack », petit logiciel gratuit, facile à installer, ludique, ergonomique, interface sans faille, fera parti de vos applications préférées, j’en suis sûr:
XCTrack pour Android

En fonction de vos capteurs embarqués sur le téléphone « capteur GPS obligatoire »,«capteur Barométrique », vous aurez la fonction « musicale » du vario ou pas.
Non seulement XCTrack est complet, mais en plus, il est accompagné d’une carte du sol, ainsi que des espaces aériens qui sont mis a jour régulièrement.
Alors, comme sur la plupart des varios modernes, vous aurez la possibilité de créer vous-même l’interface de l’instrument en fonction de votre priorité.
Il y a beaucoup de choses, alors restons simple … La priorité reste à l’altitude GPS , le VSI (vitesse verticale) , le cap, vitesse aile, vitesse du vent.., la direction du dernier thermique et l’heure par exemple … etc …

Pour une meilleure visibilité il faut se mettre sur « E-ink blanc » dans l’onglet préférences et affichage.
Le mixte « carte et instrument »

Vous avez la possibilité d’installer trois fenêtres, dont une consacrée à la carte du sol avec un minimum de 250m zoomable à volonté.
Image carte
A partir de zoom 500km vous verrez les espaces aériens australiens
Effleurez en remontant en bas à gauche de l’écran pour sortir le zoom.

Au décollage, XCTrack va comprendre votre déplacement aérien et va se mettre en fonction automatiquement. Au préalable vous aurez mis en service votre application, acceptez et ouvrez les paramètres pour ajouter une exception à l’optimisation de la batterie de manière à continuer XCTrack même si l’écran s’est éteint.
Une fois que vous serez posé, XCTrack détectera la fin de votre vol.
Enfin, la cerise sur le gâteau de cet outil, c’est que vous pourrez directement mettre votre vol sur XContest en ayant au préalable créé un compte. En somme ; plus besoin d’ordinateur ni de prise USB… Intéressant pour les voyages avec limite de poids.
J’ai remarqué une parfaite synchro entre mes vols Flymaster et XCTrack .
Tous vos vols seront archivés sur le téléphone dans l’onglet « traces »
Voilà un investissement pas cher pour cette fin d’année, d’une utilité remarquable, notamment pour les petits vols quotidiens à Gadji ou au Ouen Toro. Vous pourrez dorénavant vous situer plus facilement dans l’espace 3 D et prendre plaisir à consulter vos vols.
Si quelqu’un a un complément d’information sur cette application, qu’il n’hésite pas, nous la prendrons avec plaisir.
Merci d’avoir consacré un peu de votre précieux temps pour lire ces quelques lignes.
Copains Pilotes :::: Volez bien, volez heureux

Bonnes fêtes de fin d’année.
Aziz

Alerte rupture mousquetons

Séjour à Poé

Copains parapentistes, débutants, confirmés, je serai a Poé du 22 au 25 decembre.
C’est avec plaisir que je partagerai avec vous, ma petite expérience du site de Gouaro, mon analyse météo et quelques petits trucs et astuces pour bien voler en sécu.

Alors a bientôt
Aziz

Histoire d’un record

Un record sans histoire !

Historique:  Ce lundi 3 décembre en Nouvelle Calédonie, la météo est annoncé excellente pour le vol de distance. C’est grâce au parapente que nous allons profiter de ces belles conditions.
Déjà mercredi dernier, les plafonds (base des nuages) étaient exceptionnellement hauts pour la NC, autour de 2500 m. Ces conditions fumantes avaient permis d’améliorer le record de distance en aller/retour (triangle plat) à 110 km et en triangle FAI (triangle équilatéral) à 100 km. Mais la NC, avec sa forme allongée, sa chaîne centrale sauvage et son flux d’alizé régulier se prête rarement à ce type de vol. D’ailleurs, le précédent record en A/R (triangle plat) reviendrait à Ali Gali qui visitait la NC il y a… plus de 15 ans !
Pour ce qui est de la plus grande distance libre (165 km), il faut remonter au 16 novembre 2013 pour retrouver des conditions permettant ce type de vol. Depuis 5 ans, et ce n’est pas faute de guetter les créneaux, les conditions se font attendre.
(A noter que la Nouvelle Calédonie est sur le fuseau horaire UTC+11. Ce qui veut dire que tous les vols avec un décollage avant 11h local sont enregistrés par les GPS et les serveurs OLC « on-line contest » en temps universel, donc la veille.)

Le décor: Nous voici une poignée de pilote au décollage du Dzumac en ce début de semaine. Il y a avec nous Titouan Galéa qui débute le parapente, le vrai héros de l’histoire. Né il y a 21 ans à Koumac au nord du Caillou, il a la particularité d’être tombé depuis tout petit à la fois dans le lagon et dans le ciel calédonien. C’est un vrai passionné hyperactif qui a déjà cumulé des milliers d’heures de pratique sur l’eau et dans l’air (catamaran, kitesurf, aéromodélisme, vol à voile, etc), à très haut niveau. Il est actuellement dans le top 10 mondial en kite-foil, et en visite sur l’île entre deux étapes des « world tour ». Il aimerait être pilote de ligne un jour. Le parapente est tout neuf pour lui, il doit avoir fait une vingtaine de vol solo au gré de ses visites des deux dernières années, au milieu de 400h de planeur et aussi d’heures en avion. Déjà, pour son 2ème vol en ascendances thermiques, il s’était posé la veille vers Thio, soit environ 70km, la meilleure performance du jour ! Le plus surprenant c’est la voile utilisée : nous avons l’habitude de croire que seule les voiles de compétition sont capables de faire des records; et bien là, c’est avec une vieille voile de débutant Nervure Vallunna,  (merci Gaël, tu vois elle a une belle seconde vie ton aile !) et une vieille sellette Supair Evo (merci Brice), un vario bip-bip et un vieux téléphone qui enregistre les traces GPS quand il en a envie. Difficile à croire pour n’importe quel pilote.

Le vol:  On décolle vers 10h15, dans un cycle thermique généreux, les faces Est sont déjà bien chauffées. Titou me rejoint rapidement au-dessus des crêtes.

Au départ du Dzumac

Km 2 : les conditions paraissent déjà bien généreuses avec des thermiques bleus puissants, je parais suréquipé avec ma Zéno , une aile perf finesse 12, ma sellette cocon et mon cockpit. Titou est à coté sans gant avec son casque de kite et sa sellette qui flap au vent, sa vaillante Valluna, finesse 8, au-dessus de la tête. Hmmm, j’espère qu’il ne va pas se mettre en danger en essayant de me suivre.

Km 10 : vers 1800 m derrière le Mont Mou, tiens Titou est toujours là, il transite étonnamment bien….

Derrière le Mt Mou

Km 30 : au-dessus de la mine Montagnat, un léger flux d’Est est sensible et le placement n’est pas vraiment habituel. Je continue d’observer Titou qui est toujours exactement au bon endroit, et je me dis que je me fais peut-être du souci pour rien.

Au dessus de la Mine Montagnat

Km 50 : vers Nassirah je fais la transition classique et il y a très peu de brise à cet endroit pourtant habituellement toujours ventilé par la baie de Saint-Vincent… je fais un point bas qui m’oblige presque à atterrir. Titou, tel le bourdon qui ne devrait pas voler si bien (d’après les experts aérodynamiciens), passe 1000 m au-dessus de moi avec son petit vélo. Il s’est idéalement placé à l’Est des reliefs (bonne analyse), où personne ne vole d’habitude. La plaisanterie commence à être moins drôle, je m’imagine déjà manger mon cockpit de dépit, posé dans le champ en-dessous en le regardant continuer.

Km 70 : après s’être bien refait et avoir utilisé une belle rue de nuages jusqu’au dessus du Mont Do, on transite vers La Foa. La conflu s’organise entre un flux météo léger de Nord-Est et la brise marine de secteur Sud. Pil-poil comme prévu. La moyenne n’est pas très bonne et je ne pense pas qu’un record soit possible même si le ciel est prometteur. Du coup j’accélère peu, je n’ai pas envie de refaire une erreur de placement. Le Titou s’accroche toujours, il n’est pas loin dans le rétro…

Au dessus du Mt Do

Km 90 : on passe Farino et le Parc des Grandes Fougères avec du gaz, un confort inhabituel à cet endroit ! Titou finit quelques transitions un peu bas, mais il rebondit toujours dans le thermique suivant. A ce stade je ne me fait plus de souci pour lui, j’essaie juste de le devancer.

Une vieille Valluna aussi rapide qu’une Zeno

Km 120 : après Bourail on raccroche la Barre-en-Deux, j’ai assuré la transition ce qui m’a valu d’être contré par du vent de Nord-Nord-Est. Titou est plus bas à la ramasse, mais il s’accroche et progresse assez vite grâce à une composante de vent arrière présente dans les basses couches.

Traversée de la Barre-en-deux

Km 150 : traversée de la plaine de Poya en étant un peu contré en haut, puis poussé plus bas. Ouf, ça raccroche de l’autre côté, je ne vois plus Titou. Je l’appellerai tout à l’heure, il n’a pas de radio.

Poya est passé

Km 165 : record battu, le soleil couchant est brumeux, la fin est proche. C’est le plané final, avec la certitude que Koné (200km) sera accessible une autre fois avec une meilleure moyenne de vitesse.

Plané final, route de Népoui

Posé au bord de la route vers Népoui autour de 17h à 175 km après 6h40 de vol, super content. Et Titou ? Au tél il est dans son plané final, il posera 10 km derrière moi. incroyable ! Si les loups ne le mangent pas, il fera d’autres exploits c’est sûr.

Atterro du soir, bonsoir

L’aventure du retour commence, avec le défi du stop, les gros sacs et la nuit qui tombe. Merci aux copains qui ont redescendu la voiture depuis le décollage, on la récupérera demain. Retour à la case vers minuit après de belles rencontres; ça c’est une journée comme on les aime !

Morale de l’histoire: Ce n’est pas la voile qui fait le bon pilote

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